Origine des protéines : vers un équilibre animal - végétal


08/11/2019 - 3 mn

Origine des protéines : vers un équilibre animal - végétal
On assiste depuis quelques années à de nombreux débats et controverses tendant à opposer protéines animales et protéines végétales dans les régimes occidentaux, avec pour conséquence une montée du flexitarisme, végétarisme, végétalisme... Pour apporter sa pierre au débat, le Fonds Français pour l'Alimentation et la Santé (FFAS) vient d'établir un état des lieux scientifique sur les protéines animales et végétales. Différents aspects y sont traités : couverture des besoins, santé, environnement...

Les 4 principaux constats

1 La quasi-totalité des adultes français consomme assez de protéines. On constate cependant que les proportions respectives de protéines animales et végétales dans l’alimentation des Français se situent autour de 60 /40 alors que les recommandations sont de 50/50.

2 Sur le plan nutritionnel, les protéines d’origine animale et végétale ont chacune leurs caractéristiques. Elles sont complémentaires et participent ensemble à une alimentation saine et équilibrée :

  • Les protéines d’origine animale ont une teneur plus importante en acides aminés indispensables, ces acides aminés que notre corps ne fabrique pas et qui doivent être apportés par notre alimentation.
  • Viande, poisson, œufs et produits laitiers apportent un certain nombre de nutriments (fer, oméga 3, vitamine B12, calcium...), absents ou présents en faible quantité dans les produits végétaux.
  • Les produits végétaux apportent d’autres nutriments (fibres, vitamine C, polyphénols…), absents ou présents en faible quantité dans les produits animaux.

3 L'élevage émet plus de gaz à effet de serre que les cultures mais il rend aussi des services agro-environnementaux et sociaux. Exemples : stockage de carbone par les sols de prairies et les haies, retour de carbone et fertilisation des sols par recyclage des fumiers et lisiers, entretien de la biodiversité et de la diversité des paysages par l’élevage de ruminants...

4 Les atouts nutritionnels et environnementaux des nouvelles sources de protéines (insectes, algues...) ont besoin d'être confirmés et les risques d'allergie ne sont pas écartés.

Que retenir ?

Une augmentation des protéines végétales dans le régime alimentaire des Français, pour parvenir à une répartition à parts égales entre protéines animales et végétales, apparaît justifiée tant au regard des recommandations nutritionnelles que du point de vue des objectifs de réduction des impacts environnementaux. C’est un pas vers une alimentation à la fois plus saine et plus durable.

Par conséquent, une baisse raisonnable des consommations protéiques d’origine animale est recommandée, plutôt qu’un objectif d’éviction. L’exploitation des synergies entre productions végétales et animales à l’échelle d’un territoire constituera un des leviers majeurs pour l’établissement de systèmes alimentaires sûrs, sains et durables, assurant la sécurité alimentaire des populations tout en permettant la maîtrise des impacts environnementaux.

Pour en savoir plus, télécharger l'Etat des lieux dans son intégralité ici.

SOURCE : FFAS

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© Alexandre Glouchkoff, diététicien nutritionniste
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