L’obésité infantile : une fracture sociale qui se soigne !


03/07/2017 - 5 mn

L’obésité infantile : une fracture sociale qui se soigne !
En maternelle, les obèses sont 4 fois plus nombreux chez les enfants d’ouvriers (5,8%) que chez ceux de cadres (1,3%) confirme la dernière étude de la DREES (*). De même, la proportion d’enfants en surpoids ou obèses est plus élevée de 61% chez les enfants d’agriculteurs que chez ceux de cadres. Ce constat dramatique illustre la persistance des inégalités sociales marquées qui touchent de plein fouet les plus vulnérables : les enfants nés dans les populations défavorisées et ce, dès leur plus jeune âge.

Pour lutter contre cette « maladie de pauvres », et répondre à cette urgence sociale et de santé publique, nous disposons aujourd’hui de deux atouts-clés : Une forte volonté politique de renforcer la prévention santé, comme en témoigne l’annonce de la Ministre de la santé, Agnes Buzyn : « La prévention doit être marquée par des investissements significatifs et de long terme. Demain, nous investirons d’avantage pour prévenir que pour guérir ». Parallèlement, des démarches originales tel que le programme VIF®, déployé dans 252 villes, montrent que des programmes efficaces peuvent être déployés à coût réduit, à l’heure où le coût social de la surcharge pondérale a été évalué par le Trésor Public à 20 milliards d’euros. Le programme VIF® (Vivons en Forme) vient de démontrer que des démarches de terrain peuvent fait reculer durablement des inégalités sociales de santé et que la prévention de l’obésité chez les enfants est efficace lorsque l’adoption de nouvelles habitudes de vie est favorisée par des expériences émotionnelles, co-construites avec les parents et les acteurs terrain. Déployer des actions évaluées comme efficaces


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