Je mange donc je suis...


04/10/2019 - 4 mn

Je mange donc je suis...
Comment l’acte de se nourrir, vital et quotidien, façonne-t-il en même temps nos identités à travers des pratiques culturelles, des rituels et des interdits ? Quel rôle a joué l’alimentation dans notre évolution ? Existe-t-il des aliments « genrés » ? Quels sont les impacts environnementaux liés à la production de ressources pour nourrir l’humanité d’aujourd’hui et celle de demain ? Fidèle à l’esprit de ses précédentes expositions de sciences et de sociétés, le Musée de l’Homme à Paris propose au grand public d’explorer, à partir du 16 octobre 2019, les facettes biologiques, culturelles et écologiques d’un sujet qui touche tout un chacun : l’alimentation.

Exposition « fait maison », Je mange donc je suis restitue au plus grand nombre les recherches menées par les scientifiques du Muséum national d’Histoire naturelle dans des domaines aussi variés que la formation du goût, les manières de table, la gastrodiplomatie, les modèles agricoles, les patrimoines culinaires, la consommation de viande, les OGM, l’alimentation de nos ancêtres…

La visite alterne thèmes de fonds, débats de société et sujets « surprises » à travers la présentation foisonnante d’objets prestigieux, de collectes de terrain et d’oeuvres d’artistes modernes et contemporains comme Pablo Picasso, Gilles Barbier, Pilar Albarracin ou Liu Bolin. Au fil des trois salles, sur 650m2, le visiteur découvrira les enjeux contemporains de l’alimentation dans une mise en scène parfois décalée : il pourra s'assoir à la table de l'Élysée, dialoguer avec une vache fictive sur les différents régimes alimentaires, regarder un extrait de L'aile ou la cuisse ou admirer un crâne de pâtissier ! De mars à juin, une exposition se fera l'écho de Je mange donc je suis et permettra au visiteur de revivre un Dernier repas à Pompéi (voir page 25) à travers la découverte de vestiges alimentaires provenant des cités antiques de Pompéi et Herculanum.

Cerise sur le gâteau, la programmation culturelle associée à l’exposition conviera le public à de grands banquets commentés par des chefs et des chercheurs ayant pour thème, entre autres, « L’alimentation à la Préhistoire » ou le « Bien manger » mais également à des tables-rondes avec des experts ou encore des visites contées et olfactives. De quoi rassasier les plus gourmands... de connaissances !

Le parcours de l'exposition

Je mange donc je suis propose une expérience de visite singulière, à la croisée entre passé, présent et avenir, nourritures, cultures et natures, arts et sciences. S’adressant à tous les publics, l’exposition aborde le sujet de l’alimentation sous un prisme transdisciplinaire.

Construit en trois actes, le parcours propose pour chaque partie une ambiance particulière afin de rythmer la visite en jouant sur la continuité et la rupture.

Corps et nourritures

Le premier acte plonge le visiteur dans une atmosphère théâtrale. L’alimentation y est abordée du point de vue du corps humain, en croisant les approches historiques, biologiques et culturelles. Au centre de l’espace, une oeuvre d’art contemporain accueille le visiteur.

Ce « totem » constitue la porte d’entrée vers quatre modules thématiques qui abordent différentes facettes du rapport entre corps et nourritures à travers des dispositifs singuliers : présentation de pièces originales de préhistoire pour aborder l’alimentation dans l’évolution, narration audiovisuelle pour la formation du goût, diorama interactif pour les interdits alimentaires, cabinet de curiosité revisité pour les rapports entre genre et alimentation.

Cultures comestibles

Passant du corps individuel au corps social, le second acte traite de l’alimentation du point de vue des sociétés humaines. Le visiteur est convié à découvrir les dimensions politiques, religieuses, artistiques et identitaires de l’alimentation en participant à un grand « banquet ethno-culinaire » matérialisé par la succession de « dispositifs-tables » qui rythment l’espace central.

De part et d’autre de la salle, des vitrines périphériques à l’allure de hublots de cuisine présentent des objets fragiles ou de grande valeur offrant des contrepoints historiques. Des arts de la table aux beaux-arts, cette partie centrale se conclut par la présentation d’oeuvres rappelant combien l’alimentation nourrit également les imaginaires.

Consommer la nature

Résolument contemporain, le dernier acte interroge les enjeux, à l’échelle mondiale, des modes de consommation et de production alimentaires. Une quarantaine de photographies et d'objets du quotidien viennent illustrer les différents usages que l'espèce humaine fait de la terre pour se nourrir, des communautés autochtones aux productions industrielles.

Par la suite, le visiteur est invité à déambuler au coeur d'un espace artificiel, pensé comme une métaphore d'un supermarché mondial. Nourritures animales et végétales, eau, nourritures fermentées, nourritures du futur : ces 5 « pôles-aliments » questionnent nos pratiques alimentaires actuelles et à venir.

Pour en savoir plus, rendez-vous du 16 octobre 2019 au 1er juin 2020 au Musée de l’Homme, 17 place du Trocadéro - Paris 16e


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© Alexandre Glouchkoff, diététicien nutritionniste
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