Corpulence, normes et inégalités sociales


15/02/2013 - 9 mn

Corpulence, normes et inégalités sociales
Si l’obésité constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique, la corpulence des individus est un caractère physique très particulier, mêlant étroitement des questions de santé, mais aussi d’apparence. Or la perception que chacun d’entre nous a de sa corpulence varie fortement entre les groupes sociaux et entre hommes et femmes, ce qui a des conséquences directes sur les pratiques, notamment alimentaires, et sur les inégalités sociales.

Ainsi par exemple, pour les hommes une forte corpulence peut aller de pair avec un statut social ou un revenu élevé alors que les femmes les moins bien payées ou vivant dans les milieux les plus défavorisés sont les plus corpulentes.

Deux effets produisent cette situation. Tout d’abord un effet de causalité : c’est parce qu’elles sont plus pauvres que ces femmes sont les plus corpulentes, notamment par une accessibilité moindre à des produits alimentaires de qualité ou à des activités onéreuses. L’autre effet : c’est parce qu’elles sont plus corpulentes qu’elles sont moins bien payées et qu’à l’inverse les femmes les plus minces ont des salaires en moyenne plus élevés.


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